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Hier a débuté à l’Assemblée nationale la discussion de la proposition de loi devant créer une Collectivité alsacienne à statut particulier. On se félicite que la motion préalable de rejet ait d’emblée été rejetée. Cependant des oppositions au projet se sont exprimées, y compris alsaciennes. Selon quelle logique ?
S’opposer à une telle loi équivaut à se rattacher, qu’on le veuille ou non, à un courant de pensée national-républicain ou jacobin. Ce modèle républicain tend à étouffer les différences culturelles, à imposer une uniformité et une homogénéité au sein de la communauté nationale et se traduit par un centralisme administratif quasiment fanatique.
Selon ce concept républicain, il est essentiel que le droit ne favorise pas la coexistence de multiples groupes culturels dans un même ensemble et que donc les nécessaires subdivisions administratives ne reposent pas sur des données géographiques, historiques, et culturelles, autrement dit sur des identités régionales.
Ce national-républicanisme fait l’objet de critiques, non moins républicaines, de la part de ceux parmi les Basques, les Bretons, les Alsaciens, les Corses, les Catalans, les Occitans, les Flamands et les Franco-provençaux qui voient leur identité régionale être discriminée et/ou les contours des Collectivités sont dissociés de cette identité. Leur républicanisme propose une vision novatrice du rôle de l’identité nationale, celle de l’union dans la diversité et du postnationalisme, qui se pratique avec bonheur ailleurs.
Les députés Sandra Regol, Thierry Sother et Emmanuel Fernandes, qui, hier, selon les DNA de ce jour, se sont exprimés contre la PPL Alsace, ne sont visiblement pas de ceux-là.
Félicitations et encouragements aux autres !
Pierre Klein, président president@ica.alsace
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Erster Tag der Debatte über den Gesetzentwurf zum Elsass
Gestern begann in der Nationalversammlung die Diskussion über den Gesetzentwurf, der eine elsässische Gebietskörperschaft mit Sonderstatus schaffen soll. Es ist zu begrüßen, dass der vorangestellte Antrag auf Ablehnung von vornherein zurückgewiesen wurde. Dennoch wurden Einwände gegen das Vorhaben vorgebracht, auch aus dem Elsass. Nach welcher Logik?
Sich einem solchen Gesetz zu widersetzen bedeutet insbesondere, sich – ob man will oder nicht – einer national-republikanischen oder jakobinischen Denkrichtung anzuschließen. Dieses republikanische Modell neigt dazu, kulturelle Unterschiede zu unterdrücken, der nationalen Gemeinschaft Einheitlichkeit und Homogenität aufzuzwingen und äußert sich in einem fast fanatischen Verwaltungszentralismus.
Nach diesem republikanischen Konzept ist es unerlässlich, dass das Recht nicht die Koexistenz mehrerer kultureller Gruppen innerhalb desselben Gebiets begünstigt und dass daher die notwendigen Verwaltungsunterteilungen nicht auf geografischen, historischen und kulturellen Gegebenheiten beruhen, mit anderen Worten auf regionalen Identitäten.
Dieser national-republikanische Ansatz ist Gegenstand von Kritik – nicht weniger republikanisch – seitens jener unter den Basken, Bretonen, Elsässern, Korsen, Katalanen, Okzitanern, Flamen und Frankoprovenzalen, die eine Diskriminierung ihrer regionalen Identität wahrnehmen und/oder die Konturen der Gebietskörperschaften als von dieser Identität losgelöst empfinden. Ihr Republikanismus bietet eine innovative Vision der Rolle der nationalen Identität, nämlich die der Einheit in der Vielfalt und des Postnationalismus, der anderswo erfolgreich praktiziert wird.
Die Abgeordneten Sandra Regol, Thierry Sother und Emmanuel Fernandes, die sich laut der heutigen Ausgabe der DNA gestern gegen den Gesetzentwurf zum Elsass ausgesprochen haben, gehören offenbar nicht zu diesen.
Glückwünsche und Ermutigung an die anderen!
Pierre Klein, Präsident president@ica.alsace